Le Manifeste – 04.11.2015

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Bonjour, bonjour !

Comment allez-vous les loulous ? Comment se passe ces premiers jours de Novembre ? Où êtes vous ? Quel temps fait-il chez vous ? Commencez vous à penser aux cadeaux, retrouvailles et célébrations qui arrivent à grand pas ? Allez-vous fêtez la Thanksgiving ? Soupir, c’était déjà il y a un an… Racontez moi tout ça m’intéresse !)

Samedi, j’étais encore, encore, encore (vous aussi vous la faites celle là, ne dites pas le contraire !) à Paris youstiti ! Je voulais à tout prix voir l’exposition Lanvin / Le Manifeste et :

1/ Samedi 31/10 c’était le dernier jour de l’expo ( mieux vaux tard que jamais hein ?! )

2/ Jeudi dernier, Alber Elbaz (directeur artistique Lanvin) a annoncé son départ.

3/ Bouclé le dernier jour d’Octobre par une expo mode, des retrouvailles avec ses copines ET un week-end à Paris, what else ? (sourire, clin d’oeil et beauté fatale à la G.Clooney+J.Dujardin).

4/ C’était aussi le dernier jour de l’exposition : »L’Amérique comme je l’ai vécue » de J-P.Laffont et j’étais curieuse de la voir aussi.

Ces 4 conditions regroupés ont fait que je me suis retrouvé samedi matin à Paris, sous un ciel d’un bleu sublime, dans la queue devant la Maison Européenne de la Photographie. Je dépose rapidement mes affaires à la consigne, (une consigne non payante dans un musée = Le TOP), je monte les escaliers où il est écrit de faire attention aux marches instables qui ont un charme fou et j’entre dans l’espace Lanvin. Les rayons du soleil filtrent au travers d’une grande fenêtre où il est écrit quelque chose au feutre. Je m’approche, et lit : »A l’ère du numérique, nous vivons à travers nos écrans, à mettre en images le moment présent. Nous ne regardons plus, nous filmons. Nous n’écoutons plus, nous enregistrons. Et nous ne parlons plus, nous téléchargeons. » Grand Monsieur. Je décide de regarder, d’écouter et de vous en parler.IMG_4672

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Le Manifeste ne tente pas de montrer le beau, les paillettes, la mode oulala. Bien au contraire, l’exposition joue sur plusieurs tableaux. Elle montre ce qui se cache derrière les jolies créations, le travail des couturières, les croquis brouillons, les photos flous et non-cadrées. Elle met en scène l’imperfection. Puisque comme il le dit lui même, « bien que tout le monde soit à la recherche de la perfection, l’imperfection est plus intéressante ». Au travers du Manifeste, on trouve des mots, des esquisses grandeur nature, des sons, des voix et des robes aux traînes infinies. On trouve des contrastes de couleur, des photos immenses et des images backstages. Plus de 350 clichés signés par différents photographes retranscrivent la passion et l’amour du vêtement.

Alber Elbaz et Lanvin inversent les codes, et nous offrent une exposition introspective. On ne revient pas sur l’histoire du couturier pour la marque. On s’introduit avec ce Grand Homme dans l’enceinte de sa Maison. On y découvre que Mr. Elbaz travaille en étroite collaboration avec son équipe, tous l’appellent par son prénom. Il esquisse et dessine sur des pages blanches, au gros feutre noir. Il est loin de tous les réseaux sociaux même si aujourd’hui, il ne peux plus être le seul juge d’une pièce réalisée. Il apprend à composer avec une nouvelle dimension. Mais éprouve le désir de mettre l’humain au centre de toute attention, cherche à s’éloigner un peu de toute cette perfection* pour retrouver des valeurs plus naturelles, plus courbées, moins rigoureuses. J’ai tout aimé. C’était beau, original, différent, amusant et passionnant.

J’adore observer, comprendre et apprendre de ces* créateurs. Ces grandes personnes qui ont ce « je-ne-sais-quoi » en plus. Rêveurs, travailleurs et avides de leurs métiers. Ces gens là me fascinent, comme je vous l’avais dit de Mr. Saint Laurent ici. J’admire leur parcours, ils sont sources de ma motivation chaque jour pour avancer vers des projets professionnels/personnels.

Ah et attendez, je ne peux pas partir sans vous toucher un mot sur l’exposition : »L’Amérique comme je l’ai vécue » de J-P. Laffont. Elle était : CA-NON. Elle m’a fait retourné à New-York le temps d’un instant. C’est drôle parce qu’il ne s’agissait pas du tout de la Big Apple que j’ai connu. De la ville « sale et dangereuse » qu’était New York dans les années 60 avec ses gangs, en passant par les années Nixon, les générations hippies, sex,drugs and rock’n’roll, les clans de secte ou encore les mouvements de libération des femmes, le photographe franco/algérien retrace ici plus de 30 ans de clichés au travers du pays. Souvent en noir et blanc, il sait capter l’instant et le regard qui signifie quelque chose, comme un fabuleux portrait de M.Luther King où l’on distingue très bien le battement des Nations Unies dans la pupille de ses yeux. Ce n’est pas du tout le New York que j’ai connu; et pourtant, j’ai retrouvé pleins d’endroits, d’immeubles, de street personnalités comme si je m’y trouvais; là, en pleine 42nd street. Bravo et Merci Mr. Laffont, vous m’avez fait voyager l’espace d’un moment.

Et vous, vous y êtes allé à l’exposition Lanvin ? Ou à celle de J.P Laffont ? Ou bien vous en avez à me recommander ? Dites moi tout ! 
 

PS : Je n’avais pas trop le droit de prendre des photos.. Désolé mes loulous !

Bisous, bisous

 

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Mamoune dit :

    Coucou
    Ta façon de vivre ces visites nous inspire et retrace vraiment ta passion
    On a envie d aller voir
    Bisous

    J'aime

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